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Far breton aux pruneaux : voici l’incroyable recette originale de Cyril Lignac (attention à cette erreur fatale)

Far breton aux pruneaux : l’incroyable recette originale de Cyril Lignac (attention à cette erreur fatale)

Un far breton bien doré, qui tremble légèrement quand on bouge le plat, des pruneaux fondants qui parfument toute la cuisine… difficile d’y résister. Pourtant, une seule petite erreur peut tout gâcher et transformer ce dessert de chef en flan sec et fade. Voyons ensemble comment suivre la recette de Cyril Lignac pas à pas, tout en évitant cette faute fatale.

Un dessert breton tout simple… en apparence

Le far breton aux pruneaux vient de la Bretagne rurale. À l’origine, c’était un plat très simple, nourrissant, fait avec ce que l’on avait sous la main : de la farine, du lait, des œufs.

Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on commence à ajouter des pruneaux. Le far devient alors un vrai dessert, plus généreux, plus parfumé. Aujourd’hui, c’est un classique des tables familiales, que Cyril Lignac revisite avec une touche de rhum et une texture très moelleuse.

Les ingrédients de la version Cyril Lignac

Pour un far breton de 6 à 8 parts, dans un moule d’environ 24 cm de diamètre, prévoyez :

  • 200 g de pruneaux dénoyautés
  • 100 g de farine de blé
  • 150 g de sucre en poudre
  • 4 œufs entiers
  • 500 ml de lait entier (important pour le moelleux)
  • 20 g de beurre pour le moule (et un peu plus pour graisser si besoin)
  • 2 c. à soupe de rhum ambré (facultatif mais recommandé)
  • 1 pincée de sel

Vous le voyez, ce sont des ingrédients du quotidien. La différence se joue surtout dans la texture de la pâte, la cuisson… et cette fameuse erreur à éviter.

L’erreur fatale qui ruine votre far breton

La faute que beaucoup commettent, même avec une bonne recette ? Trop cuire le far. On attend que la lame du couteau ressorte complètement sèche. On laisse le plat encore “un peu pour être sûr”. Résultat : un far compact, élastique, presque sec.

Pourtant, un far breton réussi doit rester souple et tremblotant au centre en fin de cuisson. Il va se raffermir en refroidissant. Si vous attendez qu’il soit ferme dans le four, il sera tout simplement trop cuit une fois refroidi.

Préparation pas à pas, comme en cours de cuisine

Passons maintenant à la méthode, étape par étape, en suivant l’esprit de Cyril Lignac.

1. Préparer le four et le moule

Préchauffez votre four à 180°C, chaleur traditionnelle. Cela permet une cuisson régulière, sans brûler le dessus trop vite.

Beurrez généreusement un plat à gratin ou un moule à manqué. Comptez environ 20 g de beurre. Le beurre va contribuer au goût mais aussi à la légère croûte dorée qui fait tout le charme du far.

2. Mélanger les ingrédients secs et les œufs

Dans un grand saladier, versez 100 g de farine et 150 g de sucre. Ajoutez la pincée de sel qui va réveiller les saveurs.

Incorporez ensuite les 4 œufs, un par un, en fouettant bien. L’objectif est d’obtenir une pâte lisse, sans grumeaux, un peu comme une pâte à crêpes épaisse.

3. Détendre la pâte avec le lait et le rhum

Versez maintenant le lait entier petit à petit, en fouettant constamment. Ne mettez pas tout d’un coup. Versez-en environ un tiers, mélangez, puis le reste en deux fois.

Ajoutez enfin les 2 c. à soupe de rhum. Ce n’est pas obligatoire, mais cette note alcoolisée légère donne un parfum très fin, sans dominer le goût du lait et des pruneaux.

4. Installer les pruneaux dans le moule

Disposez les 200 g de pruneaux au fond du moule beurré. Répartissez-les bien, pour que chaque part ait sa dose de fruit.

Si vous le souhaitez, vous pouvez faire tremper les pruneaux 15 à 20 minutes dans un peu de thé chaud ou un peu de rhum dilué, afin de les rendre encore plus moelleux. Égouttez-les bien avant de les placer dans le plat.

La cuisson parfaite pour un far ultra moelleux

Versez doucement l’appareil (la pâte) sur les pruneaux. Le liquide va entourer les fruits et ils remonteront légèrement pendant la cuisson.

Enfournez à 180°C pendant environ 45 à 50 minutes. Surveillez la fin de cuisson : le dessus doit être bien doré, avec une légère coloration brune par endroits.

Comment savoir s’il est cuit sans le sécher

Secouez très légèrement le plat. Le centre doit encore bouger un peu, comme un flan. C’est normal. Si tout est immobile et très ferme, vous avez attendu trop longtemps.

Vous pouvez planter la lame d’un couteau près du bord : elle doit ressortir presque sèche. Au centre, elle peut être un peu humide. C’est ce qui garantit un far breton moelleux après refroidissement.

Refroidissement : une étape à ne pas bâcler

Sortez le plat du four et laissez-le refroidir à température ambiante. Ne le démoulez pas tout de suite. Le far va finir de se structurer en dehors du four.

Idéalement, attendez au moins 1 heure avant de le servir tiède. Le lendemain, servi froid, les arômes de rhum et de pruneaux seront encore plus présents.

Avec quoi servir votre far breton aux pruneaux ?

En Bretagne, on apprécie souvent ce dessert avec un verre de cidre brut. Ses bulles et ses notes légèrement acidulées coupent le côté sucré du far. L’accord fonctionne vraiment très bien.

Vous pouvez aussi le proposer avec un thé noir léger, un café pas trop corsé ou un bol de lait pour un goûter très réconfortant. En été, une petite boule de glace vanille à côté apporte un contraste chaud-froid agréable.

Variantes faciles sans trahir l’esprit de Cyril Lignac

Si vous n’aimez pas l’alcool, il suffit de remplacer le rhum par :

  • 1 c. à café d’extrait de vanille
  • ou 1 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger

Vous pouvez aussi parfumer le lait avec un petit morceau de zeste de citron ou d’orange pendant que vous le faites tiédir, puis le retirer avant de le mélanger à la pâte.

En revanche, évitez de réduire trop le sucre ou de changer le lait entier par un lait écrémé. Vous perdriez le fondant et le goût généreux qui font la signature du far breton à la façon de Cyril Lignac.

En résumé : la méthode du chef, avec votre touche

Pour réussir le far breton aux pruneaux de Cyril Lignac, tout se joue sur des gestes simples : une pâte sans grumeaux, des pruneaux bien répartis, une cuisson surveillée de près. Et surtout, ne cédez pas à la tentation de trop le cuire.

En respectant ces étapes, vous obtenez un dessert familial, peu coûteux, mais incroyablement réconfortant. Ensuite, à vous d’ajuster les arômes, de jouer avec le rhum, la vanille, les agrumes. Votre far breton n’a plus qu’à sortir du four… et à disparaître très vite des assiettes.

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Auteur/autrice

  • Après des études à l’Institut Paul Bocuse et une carrière internationale entre Paris, Montréal et Milan, Armand Destrier s’est imposé comme rédacteur culinaire et chroniqueur de tendances gastronomiques. Passionné par l’innovation et l’authenticité du terroir, il collabore avec plusieurs médias spécialisés et a accompagné chefs étoilés et producteurs artisanaux. Son approche conjugue expertise, pédagogie et curiosité, offrant aux lecteurs analyses, récits et décryptages pertinents. Parfaitement trilingue et fin connaisseur des enjeux de la restauration contemporaine, il partage, à travers Seizeur, son regard aiguisé sur une actualité culinaire en perpétuel mouvement.

À propos de l'auteur, Armand Destrier

Après des études à l’Institut Paul Bocuse et une carrière internationale entre Paris, Montréal et Milan, Armand Destrier s’est imposé comme rédacteur culinaire et chroniqueur de tendances gastronomiques. Passionné par l’innovation et l’authenticité du terroir, il collabore avec plusieurs médias spécialisés et a accompagné chefs étoilés et producteurs artisanaux. Son approche conjugue expertise, pédagogie et curiosité, offrant aux lecteurs analyses, récits et décryptages pertinents. Parfaitement trilingue et fin connaisseur des enjeux de la restauration contemporaine, il partage, à travers Seizeur, son regard aiguisé sur une actualité culinaire en perpétuel mouvement.

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